Avoir le courage de ne pas être aimé d'Ichiro Kishimi et Fumitake Koga

Livre Avoir le courage de ne pas être aimé
Quatrième de couverture :

Sous ce titre provocateur qui va à l’encontre de tout ce que l’on nous apprendre depuis notre enfance, ce livre, très accessible et profond, nous explique comment débloquer le pouvoir qui est en nous et qui ne demande qu’à s’épanouir pour que nous soyons la personne que nous souhaitons vraiment être. Et pour cela, sans tenir compte du regard des autres, sans nous soucier de leur approbation. 

En s’appuyant sur les théories d’Alfred Adler, l’un des trois géants de la psychologies du début du XXe siècle aux côtés de Freud et de Jung, ce livre suit une conversation éclairante entre un philosophe et un jeune homme. Le philosophe explique à son élève comment chacun d’entre nous est capable de déterminer sa propre vie, sans les entraves des expériences passées, des doutes et des attentes des autres. C’est une façon de penser profondément libératrice, nous permettant de développer le courage de changer et d’ignorer les limites que nous et les personnes qui nous entourent peuvent nous imposer.

Pour qui je conseille ce livre :

Tous ceux qui se sentent dépendant du regard des autres, dépendant de leur environnement et de leur passé et qui souhaitent s’en libérer. Et aussi pour les curieux de psychologie et développement personnel  qui veulent découvrir la pensée d’Adler, moins connue dans notre culture, que les travaux de Jung et Freud.

Ce que j’ai aimé dans ce livre :

Incontestablement, il amène à réfléchir car il apporte une vision totalement différente de ce qu’on peut couramment entendre en psychologie. A la fois, j’y ai trouvé des éléments avec lesquels je suis complètement d’accord, et d’autres qui me laissent plus perplexes… Ce qui est intéressant c’est que ce livre est un dialogue entre un jeune homme et un philosophe. Ce dernier explique les principes fondateurs de la pensée d’Adler. Et nous, lecteurs, cheminons finalement en même temps que ce jeune homme qui à des moments s’oppose fortement à certains principes, puis s’approprie progressivement certains aspects, tout en restant en résistance face à d’autres, en y apportant notamment des exemples de la vie quotidienne.

Les messages qui m’ont marquées : 

Très difficile de choisir quelques messages car tout l’intérêt est dans le cheminement progressif de la réflexion et de l’appropriation des théories d’Adler.

Mais voici quelques extraits que je trouve particulièrement marquant, sachant que si vous n’êtes pas d’accord avec ce qui est dit, surtout, ne vous privez pas pour autant de cette lecture, encore, une fois, l’intérêt est dans le cheminement :

  • « Tous les problèmes sont des problèmes de relations interpersonnelles » : « il n’existe pas de préoccupation strictement cantonnée à l’individu : les problèmes prétendument intérieurs n’existent pas. Quel que soit le problème qui se présente, l’ombre d’autres personnes n’est jamais bien loin »
  • « Tant que cette personne continue d’utiliser son malheur à son avantage afin de devenir « spéciale », elle aura toujours besoin du malheur »
  • « La raison pour laquelle tant de gens n’ont pas l’air vraiment heureux alors qu’ils construisent leur réussite dans la société, c’est qu’ils vivent en compétition. Parce qu’à leurs yeux le monde est un endroit dangereux qui déborde d’ennemis »
  • Le principe de séparation des tâches (responsabilités). Se demander « A qui incombe cette tâche ? » « Délimites posément jusqu’où vont tes tâches et à partir d’où elles deviennent du ressort d’autrui. Et n’interviens pas dans les tâches d’autrui et ne permets pas non plus à quiconque d’intervenir dans tes propres tâches »
  • « que tu déplaises à quelqu’un, c’est la preuve que tu exerces ta liberté ».  » se conduire de façon à toujours être aimé, c’est vivre en se privant de liberté, et en plus c’est impossible »
  • « ne pas vouloir déplaire est probablement ma tâche, mais si je déplais à tel ou tel autre, c’est la tâche de ces personnes-là »
  • « La psychologie adlérienne réfute toutes sortes de relations verticales et propose que toutes les relations interpersonnelles soient horizontales » ce qui invite à voir les autres comme des camarades
  • la distinction entre faire confiance et avoir confiance
  • « Si l’on a véritablement un sentiment de contribution, on n’a plus besoin de reconnaissance d’autrui. Parce que l’on aura déjà vraiment conscience d’être utile à quelqu’un, sans avoir besoin de s’écarter de son chemin pour être reconnu par les autres ».

Bref, pour moi, un livre incontournable pour ne plus subir et redevenir acteur de son épanouissement !