Le pouvoir de la vulnérabilité de Brené Brown

Livre pouvoir de la vulnérabilité
Quatrième de couverture :

On fait tous les jours l’expérience de l’incertitude, du risque et des émotions. Ce sont eux qui définissent la vulnérabilité et la peur de beaucoup oser. En se fondant sur douze années de recherche, Brené Brown réfute le mythe culturel selon lequel la vulnérabilité est une preuve de faiblesse, et affirme qu’au contraire, c’est la meilleure mesure du courage.

La vulnérabilité est au coeur d’émotions difficiles comme la peur, le chagrin et la déception, mais c’est aussi le berceau de l’amour, de l’intimité, de la joie, de l’empathie, de l’innovation et de la créativité. Se fermer à la vulnérabilité, c’est s’éloigner des expériences qui donnent du sens à la vie…

Oser être vulnérable, c’est cela le courage !

Dans un monde où domine le « jamais assez », où la peur est devenue une seconde nature, la vulnérabilité peut paraitre subsersive, inconfortable et parfois même dangeureuse. En réalité, parce que l’on se sent vulnérable, que l’on ne veut pas prendre le risque d’être critiqué ou blessé, on reste « à l’extérieur de l’arène », à la porte de notre vie (nouvelle relation, processus créatif, enjeu professionnel ou familial)… Alors ayons le courage d’y entrer et notre vie s’en trouvera transformée.

Pour qui je conseille ce livre :

Tous ceux qui ont la croyance qu’il faut être fort, ceux qui cachent leurs faiblesses et /ou culpabilisent dès qu’ils ressentent des émotions plus difficiles.

Ce que j’ai aimé dans ce livre :

Ce livre m’a beaucoup marqué, et pourtant, je n’ai jamais trop eu de difficultés à assumer mes vulnérabilité. Mais pour autant, comme tout le monde, certaines vulnérabilités sont plus sensibles et on met alors différentes stratégies en place pour s’en protéger.

J’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans le livre au démarrage, mais ensuite, j’ai été totalement absorbée. J’ai particulièrement apprécié les exemples personnels que partage l’auteure. Elle montre ainsi son propre cheminement et son évolution sur l’acceptation de sa propre vulnérabilité. 

Les messages qui m’ont marquées : 
  • « En quoi nos difficultés et nos comportements sont-ils liés au fait de nous protéger ? «  Nous mettons en effet des stratégies, des masques pour nous protéger, mais il arrive que ces stratégies ne soient plus les bonnes en grandissant et qu’elles nous attirent plus de difficultés que de protection… ;
  • La façon dont l’auteure tord le coup aux principaux mythes de la vulnérabilité, comme : « la vulnérabilité est de la faiblesse », « la vulnérabilité et moi, ça fait deux! », « la vulnérabilité, c’est tout dire », « on peut faire cavalier seul » ;
  • Le lien entre honte et vulnérabilité : « tout le monde se sent honteux. Tout le monde a du bon et du mauvais, de la lumière et de l’obscurité en soi. Mais si on n’accepte pas la honte et les conflits, on commence à croire qu’on est méchant, déficient, insuffisant et pire encore, on commence à agir à partir de cette conviction. Si on veut vraiment s’engager, être solidaire, il faut être vulnérable. Et pour être vulnérable, il faut développer la résilience face à la honte » ;
  • L’auteure explique les différences culturelles dans les attendus entre un homme et une femme, et donc les choses sur lesquelles chacun des sexes a davantage tendance à ressentir de la honte. Et donc par conséquence à cacher ses vulnérabilités. 
  • Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, mais je retiens l’arsenal qu’on a tendance à mettre en place pour se protéger et cacher nos vulnérabilités, comme :

-la joie appréhensive (qui consiste à ne pas se réjouir des choses positives qui arrivent afin d’être moins exposé quand des choses plus négatives arriveront…)

-le perfectionnisme

-l’anesthésie

  • pour chacune de ses stratégies, ainsi que pour les autres évoquées dans le livre, l’auteure propose des pistes pour oser s’en libérer et faire autrement

Bref, pour moi, un livre incontournable pour oser être soi !